Je veux savoir

Je veux savoir
Savoir l’être qu’on me prête et auquel on me confond La lumière à laquelle fébrilement je me morfonds Brûlure, apaisement des cœurs féconds
D’amour et de mépris profonds
Je veux savoir
Savoir la côte de la cage thoracique que je suis sans tort
Collée au siège des sentiments d’affection, je m’endors
Je suis, soigneusement protégée, l’os lime, d’un sort Clair-obscur. Lumière ambivalente des rêves
Songeurs d’un lendemain incertain splendide
Je veux savoir
Savoir ma lumière si tiède et brûlante engluée de soleil
Etouffant qui devient la source de mon existence soleil
C’est le soleil qui m’a brûlée, ma passion effrénée pour ce soleil
Je veux savoir
Savoir si Calixthe Béyala avait raison
Dans sa foi béate en le mythe Edoné
Croire en la naïveté de la lumière douce
Imbue d’un humanisme indéfectible
Secourir l’être en tourment sur terre
En récompense tomber dans le piège
Tendu, prémédité, en sortir calcinée
C’est le soleil qui m’a brûlée
Un soleil phallocratiquement mesuré
Eteindre ma lumière à jamais inhumée
Je veux savoir
Savoir si le monde cette avance
Me donne, chiffrée sans confondre
Je vaux par ce surnombre classé
Ma voix en nombre pluriel estimée
La majorité silencieuse violée, détrônée
Une minorité crasseuse en tentacules tactiles dressées
Des algues. A tout prix phagocyter
Le second sexe fruit formaté au gré
D’un soleil brûlant sans conteste révélé
Je veux savoir
Savoir sans pleurnicher sur mon sort scellé
Suis-je cette lumière en mon sens ignorée
Savoir que je ne suis pas ce second
Sexe au sexe second
Une lumière vertueuse me guide
Me câline du fond de mes espérances
Pardonner, me concilier avec la lumière
Soleil. Construire chaque jour la vie
Porter, sans soucis ni mépris, en moi la vie
Secouer Ciel et Terre pour élever la vie
Sans me soucier du soleil brûlant impie

 
Lien à la traduction italienne

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