Qu’est-ce qui ne tourne pas rond?

I

Dans ce monde où l’horreur devient pain quotidien
mon esprit peine à se contenir dans l’étroit lien où nous enferment des seigneurs sans foi ni loi d’une cruauté indicible ; ces damnés en proie
à une possession diabolique distillent le venin froid qui suinte de leurs cœurs de félins moulés dans des tuyaux d’acier vrillé
d’un autre temps d’un monde étranger
qui engendre des espèces méconnues
loin de toutes les monstruosités répandues
par les mythologies ; de toute mutation de genre que mon cousin Darwin aurait pu prédire Qu’est-ce qui ne tourne pas rond ?
Dans ce monde où l’horreur devient une peine à vivre mon cœur pleure et saigne dans ce caveau lugubre
où tentent de nous enterrer des suppôts de Satan
sans commune mesure avec les harpies d’antan
Qui pourrait de la courbe inverser l’inquiétante tendance nous sortir de ce monde dérivant comme un bateau ivre ? Dieu regarde et attend de voir mais avec impuissance
Il paraît qu’Il ne peut nous sauver sans nous toujours
Qui nous libèrera donc de cette race abjecte d’onirophages ? surpassant de loin le règne des anthropophages
dévoués à la gloire de tous les fanatismes génocidaires ; de tous les racismes et extrémismes ?
Quelque chose ne tourne pas rond !
Dans ce monde où l’horreur devient langage humain mon être étouffe et se meurt sur l’innommable chemin où nous entraine la folie meurtrière d’obscurs assassins perdus dans les méandres d’un monde d’anomie avancée gouverné par des logiques en déliquescence prononcée ; Il semble que le Mal est bête aveugle et sans arrimage
Il n’a pas de père pas de mère Il n’a ni cœur ni visage Croyez-moi ça ne tourne vraiment pas rond.
Gardiens du Temple où sont vos troupes vos armes vos manteaux pour briser ce monde d’effroi que sèment des aliénés mentaux pour kamikazer les fusils et les bombes, kamikazer les kamikazes pour sauver le monde foudroyé liquéfié dans des chambres à gaz ?

II

Ah Fayoudabèlè, oh mère, ne reste pas sourde au chant de l’oiselet qui a débusqué les complots de tes ennemis
jaloux de ta beauté envieux du bonheur de tes enfants
opposés à ton évolution irréversible sur le chemin de Lumière;
Alors que l’oiselet chante à fendre l’âme des plus endurcis
et le cosmos drapé de tristesse pleure dans la clarté crépusculaire les conspirateurs conspirent au grand dam de dame Nature
Ils ont déployé d’innombrables appâts
pour capturer et conduire tes filles au trépas à la fête de la nouvelle lune attendue
car leur beauté fatale indécente pour la vue

de tes ennemis ne doit rimer avec fécondité encore moins susciter un élan de charité
Ce serait une fêlure dans la froidure de l’enfer une brûlure de feu pour les damnés de Lucifer échec du royaume méphistophélique sur terre
Que fais-tu donc Femme de labeur et de foi ?
L’oiselet sans relâche chante de sa frêle et triste voix
N’entends-tu donc pas ce cri du fond des entrailles
des entrailles de la terre qui livre sa plus grande bataille avec des soldats qui ne savent pas lire le braille
Tes fils et filles partis à l’aventure sont en danger
oh Mère court court vite sans tarder
La rivière dort dans un lit de rouge teinté
Le crabe étouffé git sous des rochers
Ça ne tourne décidément plus rond !
Que fais-tu donc Fayoudabèlè s’égosille l’oiselet impuissant
Affranchie-toi Femme libère-toi de tous ces vains carcans
Oh Mère ne te laisse point distraire par les marchands de sable par des chemins de l’indifférence cynique de pseudo notables par des chemins du faux et de l’hypocrisie d’un monde factice des chemins de haine de barbarie démoniaques
chemins d’inconscience et d’immoralité orgiaques
L’oiselet chante à fendre l’âme même des plus endurcis
Il raconte l’histoire de la grande humanité endormie l’épopée à rebours de certains de tes fils et filles vendus et de ceux ne trouvant plus le chemin de la maison perdue

Ne l’entends-tu donc pas, mère ?
Ferme tes oreilles à l’appel ténébreux de la mort
Vois la rivière s’est figée dans son lit de rouge teinté
Le crabe dort du sommeil du juste sous les traitres rochers comme tes fils enfermés dans un filet réticulaire antique qu’affectionnent de tout temps les zombies sataniques
C’est sûr ça ne tourne définitivement pas rond !
Tu peux les entendre siffler la fin de ce monde inique
La perdrix dit que ce combat n’est pas celui d’un homme
Les pélicans invitent à faire le choix des meilleures armes
Tous les oiseaux appellent de leurs voix fortes et déterminées à dresser des Baobabs d’espérance d’amour et de solidarité pour une humanité droite sans complaisance mais habile debout dès l’aube aux côtés de tous les êtres de Lumière
en rang de bataille prête à l’assaut au son du cor
évitant avec sagesse les chemins de traverse stériles
où les marchands de sable font miroiter des senteurs
de la perdition du camouflage de la malice afin de piéger
les fils et les filles insensés de la Terre-mère empêtrée
dans les ronces de la folie meurtrière de tous les pouvoirs des fausses urgences des faux besoins des désirs noirs
Oui Mère, tes enfants reprennent en chœur le chant de l’oiselet Ils dansent et répandent la nouvelle comme des esprits follets
Le seul empressement qui vaille c’est de féconder la vie durable
La seule préoccupation qui vaille c’est de bâtir la paix véritable
Le seul désir qui vaille c’est de rechercher la lumière et l’amour
Restez sourds aux bruits du monde mais pas au bruit du cœur

Chassez l’odeur sulfureuse de la mort mais pas le parfum du bonheur
Brûlez les ténèbres des conflits mais pas la joie de l’amitié
Le chant de victoire c’est la solidarité entre tes enfants bien-aimés dans ce monde où même les ronrons en rondo des seigneurs
du monde ne tournent vraiment plus rond quand sonne l’heure
de la révélation de la claire-vision et du cheminement des enfants de la Nouvelle-Eve vêtus de mille feux comme des flamboyants sous les manteaux protecteurs et les regards bienveillants
des Patriarches et des Reines-mères de tous les temps.

 
Lien à la traduction italienne

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